Un monument retrouve son lustre
La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications
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L’ATOMIUM À BRUXELLES a été rouvert au public en février 2006, à la suite de rénovations ayant
coûté 25 millions d’euros.
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CES SPHÈRES DE 18 MÈTRES DE DIAMÈTRE ont été recouvertes d’acier inoxydable S31603
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Pourquoi a-t-on choisi l’acier inoxydable poli par électrolyse pour remettre à neuf
l’Atomium de la Belgique
Par M. Gerry Crawford, Ph.D.
Revue Nickel, mai 2006 -- L’ouvrage d’architecture intitulé Atomium, qui avait été construit en prévision de l’Exposition universelle de 1958, représente une molécule cristalline de métal du système cubique centré. Puisque l’on n’avait pas prévu de le conserver après l’Exposition, il avait été initialement recouvert de tôles d’aluminium. Pourtant, sa popularité a duré, au point qu’il est devenu un monument important de Bruxelles.
Toutefois, au cours des cinquante dernières années, les neuf sphères de 18 mètres (m) de diamètre, faites d’acier recouvert d’aluminium, ont perdu de leur lustre. Ainsi en 2004, on a décidé de remettre à neuf le recouvrement des sphères d’acier de même que de la structure de soutien. Pour ce faire, on a choisi des tôles d’acier inoxydable, au fini miroir obtenu par polissage électrolytique, qui résistent à la corrosion, de façon que l’Atomium puisse conserver son attrait touristique irrésistible pendant plusieurs décennies. Par conséquent, on a rouvert l’Atomium au public en février 2006, après des travaux de rénovation qui ont duré presque deux ans et qui constituent un investissement total de 25 millions d’euros.
Étant donné que les intempéries avaient terni la surface de l’ouvrage, on a remplacé les plaques d’aluminium par des tôles d’acier inoxydable. Pour y arriver, il a fallu 70 tonnes de tôles d’acier inoxydable S31603 d’une épaisseur de 1,2 millimètre (mm), polies par électrolyse. Le recouvrement des surfaces incurvées des sphères et des colonnes de soutien, à l’aide de tôles d’acier inoxydable, constituait un défi de taille du point de vue de l’ingénierie. La solution consistait à découper les tôles en triangles de différentes tailles.
Chaque sphère a nécessité l’emploi de 720 triangles, présoudés par groupes de 15, pour former 48 grands triangles, dont la forme incurvée devait épouser la surface des sphères. En découpant les tôles en triangles, les ingénieurs ont été en mesure de réduire au minimum le temps requis pour l’installation, même si les grands panneaux de 16 mètres carrés (m2), pesant chacun 480 kilogrammes (kg), exigeaient une manutention délicate.
Les triangles ont été soumis à un polissage par électrolyse, qui les a recouverts d’une pellicule d’oxyde, très mince mais uniforme, leur permettant de résister à la corrosion. Parmi les autres avantages du polissage électrolytique, on peut citer notamment :
- une surface lisse dépourvue d’impuretés et de défauts;
- la résistance à l’adhésion de matières étrangères;
- la facilité de nettoyage et de maintenance;
- un fini miroir attrayant.
La remise à neuf de l’Atomium de Bruxelles est un autre exemple des propriétés et des attraits supérieurs de l’acier inoxydable quand il s’agit d’applications dans le domaine de l’architecture. L’acier inoxydable brillera indéfiniment, ne requérant qu’un minimum de nettoyage et de maintenance. Et même si l’Atomium est démoli dans des dizaines d’années, il n’y a aucun doute que l’acier inoxydable pourra être entièrement récupéré, recyclé et réutilisé.
Les tôles d’acier inoxydable ont été fournies par les usines Ugine et ALZ du groupe Arcelor (Genk, Belgique).
La société Chimiderouil (Mons, Belgique) a soumis à un polissage électrolytique chacun des triangles d’acier inoxydable formés.
Les travaux de formage ont été réalisés par sous-traitance pour la société Belgo Metal par les entreprises Witte van Moort (Vriezenveen, Pays-Bas) et Matzner (Bissendorf, Allemagne), une filiale de la société voestalpine.
Les renseignements que renferme le présent article ont été aimablement fournis par M. Benoît van Hecke de la société Euro Inox (Bruxelles).
M. Gerry Crawford est un expert-conseil auprès du Nickel Institute, établi à Toronto.
ILLUSTRATIONS : Atomium et groupe Arcelor
Arcelor Group |


